[Critique] Cyprien de David Charhon
Que dire, et surtout, par où commencer... Quand on se trouve face à un vide aussi consternant que celui qui constitue tous les aspects de Cyprien, on peut prendre les choses de 2 façons : soit à la rigolade façon séance poilante à la Ghost Rider, soit on sort dépité voir même énervé façon scéance à tendances psychopathiques façon Twilight... Pour Cyprien, avec Dada, nous avons opté pour la première option qui s'est révélée inefficace et nous a donc tout naturellement reconduit à la seconde...
Le nauffrage de ce film est causé notamment par son aspect caricatural à l'extrême, mais également dans son incompréhension totale du sujet qu'il traite et dans un aspect faussement cinéphilique qui ne convaincra personne.
Cyprien est un mec de 35 ans, passionné d'informatique et qui ne sait pas s'y prendre avec les filles. Un jour il reçoit un déodorant magique qui le transforme en beau gosse (c'est vite dit) et le fait basculer dans la "haute société". Sur ce postulat on sent à des encablures la généralisation à 2 balles : les moches sont moches mais très gentils, et les beaux sont très beaux, mais de vraies saletés. Si encore le film ne s'en tenait qu'à ça, on aurait pu crier simplement au déjà-vu, mais non. Dès la scène d'introduction, la surenchère sensée être comique bascule dans le ridicule durant une scène de toilette très loufoque certe, mais devant laquelle on a envie de se cacher les yeux tellement on a honte pour le réalisateur... Vous avez envie de rire vous devant un mec qui chante un truc ringard, se lave en maillot de bain, détruite une brosse à dent tous les matins, etc... Moi non. Et cette exagération, elle dure pendant tout le film. Même lorsque Charhon essaye de donner un minimum de relief au personnage d'Elie Semoun (qui est surement jalou de son tacheron de copain Franck Dubosc tant il lui vole sa façon se s'auto-faire de la pub), la tentative est vaine car tout est tellement exagéré, tout est tellement gros, qu'au final on devine tout dès la première seconde et l'effet retombe comme un soufflet. Le meilleur exemple se trouve dans la scène où des nanas se changent sans se rendre compte qu'elle sont dans le minuscule bureau de Cyprien. Une scène vue 500 fois et reproduite sans aucune recherche de démarquation. Lamentable.
Si encore les défauts s'arrêtaient là, simplement sur un mauvais traitement. MAIS NON ! Tremblez pauvre geeks en tout genres, car selon Elie Semoun et David Charhon vous êtes tous des crétins puceaux, complètement affolé par tout ce qui est féminin (il faut voir la séquence de la boîte de nuit, consternant), planté constamment derrière un
Quand on veut parler d'une communauté aussi spéciale que celle des geeks, on se renseigne un minimum, on rencontre des gens, SURTOUT QUAND ON EN FAIT PAS PARTIE ! Il est clair que l'équipe est allé piocher dans le dictionnaire à clichés et ne s'est pas posé une seule seconde la question "est-ce que c'est réellement ça un geek ?" Les gens comme Dahan et Tarantino doivent être content d'être vus comme ça tient ! La communauté geek est donc une sorte de microcosme ultra fermé. Un geek n'accepte de parler qu'à un autre geek dans ce film, donc exit tout ce qui est notion de partage de sa passion. Mais en plus de ça, Charhon y apporte quelque chose de complètement hors sujet : la notion de compétition... Dans le film, on se fait la guerre parce qu'on n'a pas les mêmes goût cinématographique (pour certains, la prélogie Star Wars est magistrale et pour d'autre non, pour être exact), alors que ce sont ce genre de désaccord qui font que les geeks sont au final si passionnés. On aime discuter nos goûts et tenter de comprendre ceux des autres... Pour arrêter de faire un pavé, je dirais simplement que pour tout geek qui se respecte, ce film est un supplice, voire même une véritable insulte.
Mais vous pensiez être sortis d'affaire ?? Et bien non ! Il y a encore beaucoup de temps avant que le film ne vous envoie sa seule bouée de sauvetage, en la personne du générique final ! Et oui, parce qu'un film qui parle des geeks, faut bien faire croire au spectateur qu'il est fait par des geeks ! Qu'il est con ce spectateur Français dis donc.
Quand on écoute le réalisateur dans une interview donnée par allociné, il nous dit vouloir faire référence à "la pop culture des année 80", intention louable si elle avait été sincère... Car quand il nous fait des références, c'est toujours à grand coups de marteau (vas y que je te reproduit au plan prêt une séquence d'entrainement de Rocky, avec la musique et tout, vas y que je te mets des affiches de Star Wars dans tous les sens, etc...), quand elle ne sont pas loupée (bien vu le coup de Retour vers le Futur, dommage que tu te plantes dans la réponse demandée). Mais d'ailleurs, les références, à quoi elles se limitent ? Star Wars, Retour vers le Futur, Rocky faisant un peu cheveux sur la soupe, ça fait un peu léger niveu cinématographique pour une culture aussi prolifique... Bref, même lorsque le film aurait pu livrer un peu de sincérité dans sa passion du cinéma pop corn comme il dit l'autre abruti, il ne fait qu'empiler des preuve d'une hypocrisie des plus profondes, et ça moi CA M'ENERVE !!!
En bref, Cyprien, c'est moche, c'est insultant et c'est hypocrite, j'ai besoin d'en dire plus pour justifier mon joli 0/10 ??
Le nauffrage de ce film est causé notamment par son aspect caricatural à l'extrême, mais également dans son incompréhension totale du sujet qu'il traite et dans un aspect faussement cinéphilique qui ne convaincra personne.Cyprien est un mec de 35 ans, passionné d'informatique et qui ne sait pas s'y prendre avec les filles. Un jour il reçoit un déodorant magique qui le transforme en beau gosse (c'est vite dit) et le fait basculer dans la "haute société". Sur ce postulat on sent à des encablures la généralisation à 2 balles : les moches sont moches mais très gentils, et les beaux sont très beaux, mais de vraies saletés. Si encore le film ne s'en tenait qu'à ça, on aurait pu crier simplement au déjà-vu, mais non. Dès la scène d'introduction, la surenchère sensée être comique bascule dans le ridicule durant une scène de toilette très loufoque certe, mais devant laquelle on a envie de se cacher les yeux tellement on a honte pour le réalisateur... Vous avez envie de rire vous devant un mec qui chante un truc ringard, se lave en maillot de bain, détruite une brosse à dent tous les matins, etc... Moi non. Et cette exagération, elle dure pendant tout le film. Même lorsque Charhon essaye de donner un minimum de relief au personnage d'Elie Semoun (qui est surement jalou de son tacheron de copain Franck Dubosc tant il lui vole sa façon se s'auto-faire de la pub), la tentative est vaine car tout est tellement exagéré, tout est tellement gros, qu'au final on devine tout dès la première seconde et l'effet retombe comme un soufflet. Le meilleur exemple se trouve dans la scène où des nanas se changent sans se rendre compte qu'elle sont dans le minuscule bureau de Cyprien. Une scène vue 500 fois et reproduite sans aucune recherche de démarquation. Lamentable.
Si encore les défauts s'arrêtaient là, simplement sur un mauvais traitement. MAIS NON ! Tremblez pauvre geeks en tout genres, car selon Elie Semoun et David Charhon vous êtes tous des crétins puceaux, complètement affolé par tout ce qui est féminin (il faut voir la séquence de la boîte de nuit, consternant), planté constamment derrière un
Quand on veut parler d'une communauté aussi spéciale que celle des geeks, on se renseigne un minimum, on rencontre des gens, SURTOUT QUAND ON EN FAIT PAS PARTIE ! Il est clair que l'équipe est allé piocher dans le dictionnaire à clichés et ne s'est pas posé une seule seconde la question "est-ce que c'est réellement ça un geek ?" Les gens comme Dahan et Tarantino doivent être content d'être vus comme ça tient ! La communauté geek est donc une sorte de microcosme ultra fermé. Un geek n'accepte de parler qu'à un autre geek dans ce film, donc exit tout ce qui est notion de partage de sa passion. Mais en plus de ça, Charhon y apporte quelque chose de complètement hors sujet : la notion de compétition... Dans le film, on se fait la guerre parce qu'on n'a pas les mêmes goût cinématographique (pour certains, la prélogie Star Wars est magistrale et pour d'autre non, pour être exact), alors que ce sont ce genre de désaccord qui font que les geeks sont au final si passionnés. On aime discuter nos goûts et tenter de comprendre ceux des autres... Pour arrêter de faire un pavé, je dirais simplement que pour tout geek qui se respecte, ce film est un supplice, voire même une véritable insulte.
Mais vous pensiez être sortis d'affaire ?? Et bien non ! Il y a encore beaucoup de temps avant que le film ne vous envoie sa seule bouée de sauvetage, en la personne du générique final ! Et oui, parce qu'un film qui parle des geeks, faut bien faire croire au spectateur qu'il est fait par des geeks ! Qu'il est con ce spectateur Français dis donc.
Quand on écoute le réalisateur dans une interview donnée par allociné, il nous dit vouloir faire référence à "la pop culture des année 80", intention louable si elle avait été sincère... Car quand il nous fait des références, c'est toujours à grand coups de marteau (vas y que je te reproduit au plan prêt une séquence d'entrainement de Rocky, avec la musique et tout, vas y que je te mets des affiches de Star Wars dans tous les sens, etc...), quand elle ne sont pas loupée (bien vu le coup de Retour vers le Futur, dommage que tu te plantes dans la réponse demandée). Mais d'ailleurs, les références, à quoi elles se limitent ? Star Wars, Retour vers le Futur, Rocky faisant un peu cheveux sur la soupe, ça fait un peu léger niveu cinématographique pour une culture aussi prolifique... Bref, même lorsque le film aurait pu livrer un peu de sincérité dans sa passion du cinéma pop corn comme il dit l'autre abruti, il ne fait qu'empiler des preuve d'une hypocrisie des plus profondes, et ça moi CA M'ENERVE !!!
En bref, Cyprien, c'est moche, c'est insultant et c'est hypocrite, j'ai besoin d'en dire plus pour justifier mon joli 0/10 ??
Publicité